Soutenance HDR Muriel FIGUIE

30 septembre 2016, à l'université Toulouse Jean Jaurès

Muriel FIGUIE soutiendra son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) sur le thème de "la mise en risque de la santé animale", sous la direction de Jean-Pierre Poulain, professeur de sociologie, université de Toulouse Jean Jaurès.

Cette soutenance aura lieu le 30 septembre 2016, à l'université Toulouse Jean Jaurès, Salle du Château à 9h00.

Le jury est composé de :

·         Claude Gilbert, directeur de recherche émérite CNRS

·         Bernard Hubert, directeur de recherche émérite Inra, directeur d’études EHESS

·         Michèle Lalanne, professeure des Universités, Institut National Universitaire Champollion

·         Claire Lamine, Ingénieure de recherche, INRA

·         Maria Eunice Maciel, professeure associée, Universidade Federal do Rio Grande do Sul

·         Jean-Pierre Poulain, professeur des Universités, Université de Toulouse Jean Jaurès

Résumé :

Mes travaux de recherche portent sur la santé animale, en tant que risque collectif. La santé animale est entrée dans le domaine des politiques publiques avec la naissance de la profession vétérinaire. Sa promotion récente au rang de bien public mondial marque l’expansion de son champ d’action, en lien avec la montée en puissance des enjeux de biosécurité. Dans le même temps, elle doit faire face au développement d’un courant animaliste qui vise à réintroduire l’animal en tant qu’être sensible, dans les choix de société.

Ces recadrages témoignent du processus de construction sociale dont résulte l’objectif de santé animale et de la diversité des projets politiques dont cet objectif est porteur. J’analyse les synergies et les contradictions liées à cette diversité à partir de deux maladies animales : la grippe aviaire et la fièvre aphteuse.

Pour traiter de la santé animale comme objet de sociologie, je m’appuie sur plusieurs domaines : la sociologie des relations Homme/Animal, de l’alimentation, de la santé, des sciences et techniques, de la profession vétérinaire, et des risques. J’analyse également les travaux développés depuis les années 1990, à la faveur des grandes crises sanitaires. Sur ces bases, j’ai construit un programme de recherche pour une sociologie de la santé animale, qui prend en compte les institutions qui gouvernent les hommes au nom de la santé animale, les espaces discrets de la gestion profane des risques, et les animaux en tant qu’être sensibles.

Publiée : 21/09/2016

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